Jeunes de l'UDB. L’Union démocratique bretonne (UDB) est un parti de gauche, autonomiste et écologiste.

Le dérèglement politique

La progression de l’extrême droite se poursuit en France…

L’extrême droite continue sa montée exponentielle – même en Bretagne. Entre Marine Le Pen et Eric Zemmour, on peut enregistrer une hausse aux environs de 10 % des votant·e·s lors de ce premier tour des présidentielles par rapport à 2017 ! E. Zemmour, malgré sa défaite et sa désillusion face aux résultats réels, reste représentatif de l’avancée des idées réactionnaires au sein de la société française. Même si les résultats sont plus faibles en Bretagne, il ne faut pas minimiser le danger. Tolérer l’intolérable (de fait l’intolérance) c’est accepter les coups sans se défendre, c’est se soumettre.

Quant à Marine Le Pen – par son discours plus « policé » et des mesures plus sociales de proposées – apparaît comme plus modérée. Il faut en effet considérer que l’électorat de Le Pen est largement populaire. Ce vote peut s’expliquer par la difficulté croissante des Français·es à vivre dans de bonnes conditions. Ici un coupable : le capitalisme et surtout le capitalisme mondialisé.  Il ne faut toutefois pas se laisser berner. Son entourage est d’extrême droite – extrême droite qui sans cesse attire ses sympathisant·e·s vers des idées identitaires et sécuritaires. Rappelons que le programme économiquement libéral de Marine Le Pen ne répond pas aux attentes de son électorat. Le parti n’a bien entendu pas lâché ses racines. Un changement de discours présage-t-il un changement d’idéologie ? Ainsi, la candidate propose d’instituer une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre, remettant la charge de la preuve sur la victime.

Nous observons donc, avec les résultats du premier tour des présidentielles, une montée des idées sécuritaires et liberticides qui attirent maintenant plus du tiers des votant·e·s en France !

Un climat actuel propice à la démagogie.

Les injustices et l’instabilité installent un climat favorable à la démagogie. Les injustices sociales sont évidentes et bien réelles – quand les travailleurs et travailleuses se donnent du mal pour une misère, les milliardaires affichent les richesses qu’iels ont accaparées. Ces injustices engendrent un climat d’insécurité – y compris alimentaire – pour une partie considérable de la population. S’y ajoute l’une des conséquences du capitalisme : le dérèglement climatique – qui remet ou remettra forcément en cause nos façons de vivre. De plus nous faisons maintenant face à une guerre ouverte en Europe à la suite de l’offensive russe contre l’Ukraine. A l’instabilité économique et écologique, s’ajoute l’instabilité politique à l’international.

Face à ces problèmes d’envergure – propageant en France une crainte tout à fait compréhensible – l’extrême droite propose des solutions simplistes tout en divisant la population pour mieux préparer sa domination. Ces peurs – aux fondements légitimes – sont même amplifiées pour servir des intérêts de classe de certain·e·s ultrariches (par exemple V. Bolloré, possédant le groupe Canal+ dont la chaîne CNews qui a propulsé le candidat Eric Zemmour) et pour favoriser la haine dans la société, terreau de l’autoritarisme dirigé contre les populations minorisées. En réponse à ces peurs – au nom de la liberté – iels proposent la « sécurité » et l’autorité.

Se recentrer sur les véritables enjeux.

Cependant, les urgences sont toujours les mêmes : justice sociale, écologie et autonomie. En effet, pour combattre l’instabilité – notamment économique – il est nécessaire d’établir une justice sociale. Il faut pour cela promouvoir la solidarité et combattre le modèle productiviste et consumériste : le capitalisme. La recherche du profit – moteur du capitalisme (par la surconsommation, la spéculation, l’accaparement des ressources, etc.) – est à l’origine de plus d’instabilité que toute autre force ou phénomène dans la société moderne.

L’une des conséquences les plus désastreuses du capitalisme est le dérèglement climatique. Il s’accompagne de catastrophes « naturelles », d’extinctions d’espèces et aussi de la destruction d’habitats – y compris humains. En effet, les migrations de demain auront notamment pour origine le dérèglement climatique, celui-ci pouvant rendre des régions entières du globe invivables. Il est par conséquent essentiel d’agir au plus vite pour ralentir ce phénomène destructeur déjà en marche.

Enfin, pour l’épanouissement de toustes et pour répondre aux enjeux d’aujourd’hui, il est nécessaire d’établir une société d’autonomie qui s’oppose radicalement aux idées d’extrême droite. Cette société prône la solidarité et l’autonomie de toustes (individus, communautés mais aussi des autres composantes de la nature). Il faut préciser que l’autonomie n’est pas l’indépendance (même si l’indépendance suppose souvent l’autonomie). En effet, l’autonomie ne rejette pas les liens et les interdépendances, mais elle veut que ceux-ci soient librement consentis. L’autonomie c’est par conséquent la tolérance, la lutte sociale, le féminisme, l’autonomie des peuples, les droits des minorités, etc.

Ce projet d’autonomie, de justice sociale et d’écologie est celui porté par l’UDB. Pour lutter contre les autoritaires et les démagogues, il nous faut répondre aux véritables enjeux d’aujourd’hui et de demain. Ces enjeux sont complexes mais ne doivent absolument pas être délaissés pour des discours simplistes et trompeurs. Il n’y a pas de monde d’hier à reconquérir, il a uniquement celui de demain à construire.

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